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Soeur Clémence Rouillard

Soeur Clémence RouillardFunérailles de Soeur Clémence Rouillard

Sœur Clémence Brouillard est décédée le 25 décembre dernier. Elle a œuvré dans le secteur de Coaticook du début des années 1950 jusqu’à il y a quelques années. Voici un large extrait du témoignage que Sœur Louise lui a rendu à ses funérailles :

C’est au Couvent d’Acton Vale que j’ai d’abord connu S. Clémence ; j’avais 18-20 ans ; elle était une enseignante toute frêle, à l’allure jeune, aux yeux pleins de lumière. Elle aimait les jeunes et les jeunes l’aimaient.

Son service ne s’arrêtait pas avec l’enseignement. Elle secondait la sacristine de l’église par le repassage des surplis d’une quarantaine d’enfants de chœur. Toute une corvée… accompli en chantant : « Je te dis que tu verras la gloire de Dieu ».

Partout où elle a passé, S. Clémence a toujours su utiliser ses talents, son ingéniosité, son sens de l’humour, pour favoriser la réussite de ses élèves et aussi pour aider l’une ou l’autre de ses Sœurs à sa préparation de classe. Jamais elle n’a hésité à accepter les tâches confiées, soit aux écoles primaires, dans nos Pensionnats, soit à l’École Normale ou encore chez les élèves du Secondaire. La vie, chez-elle, tout comme en elle, coulait comme de source et sans faire de bruit. Quelle femme d’expérience habillée d’une certaine sagesse… fruit de 45 ans d’enseignement et de 65 ans de présence auprès des jeunes.

Notre Sœur savait s’adapter aux circonstances ; il en résultait des histoires savoureuses et elle avait le don d’en exagérer les traits en nous les racontant. A l’école St-Joseph, « le train entrait dans sa classe ». Alors le « petit train » des enfants se mettait en marche, on faisait le tour de la classe, puis on se remettait au travail. Les intempéries de Dame nature ou du curé Quinn de St-Herménégilde se transformaient en fantômes qui se promenaient dans le cimetière entre l’école et l’église. Et les soubresauts de la nature ou du curé se changeaient en éclats de rire. (Il faut se transporter à St-Herménégilde à la fin des années 40… le cimetière était le raccourci pour aller de l’école à l’église…)

Si les murs du Collège Rivier parlaient, ils auraient beaucoup à dire… À son arrivée, en 1954, elle a connu une communauté de plus de 50 Sœurs et terminée ses dix lustres d’exploits à 3 Sœurs. Sœur Clémence a œuvré dans toutes les sections de la maison, du rez-de-chaussée au 4e étage et même le gatelas (grenier) était un refuge pour y trouver la tranquillité nécessaire à ses corrections de travaux. Sa mission auprès des jeunes a toujours été très  vivante. Elle prenait un soin particulier à sa préparation de cours. Elle a su s’ajuster sans cesse aux lieux, aux modifications internes ou aux agrandissements, aux changements de programmes, à la diversité de ses compagnes et aux différentes supérieures locales. Sans changer de maison, elle a vécu sans cesse des recommencements qui ont affermi sa foi et l’ont enracinée peu à peu dans l’essentiel, c’est-à-dire en Dieu.

Ayant laissé l’enseignement à cause de sa surdité, elle se dévoue en pastorale paroissiale, à l’animation d’un groupe de prière, à la préparation des jeunes couples au baptême de leur enfant, comme ministre de la communion ou au service de la proclamation de la Parole lors des funérailles. Le don gratuit lui était comme naturel. Pour elle, peler les légumes était aussi valorisant que posséder une maîtrise en histoire. Sa force, sa joie, elles les puisaient en Dieu. Il était son rocher.

La vie communautaire était d’une grande importance. Etre là tout simplement, laissant vivre des attitudes qui expriment un « vrai cœur de communauté ».

Elle est née au ciel, en ce jour de Noël 2012. Merci Sœur Clémence pour ta vie donnée. Tu es restée debout jusqu’à la fin, comme la Vierge Marie, que tu as bien aimée… et comme une vraie fille de Marie Rivier.

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