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Homélie de la Fête du Saint-Sacrement

La désignation de ce dimanche qui célèbre la présence du Christ dans le sacrement du pain et du vin consacrés à l’autel pendant la messe est parlante. Au lieu d’appeler ce dimanche La Fête-Dieu comme l’avons fait pendant de nombreuses années, nous parlons maintenant du dimanche qui  célèbre Le Saint-Sacrement du Corps et du Sang du Christ.

Pourquoi cette nouvelle appellation? Parce qu’elle nous renvoie au cœur de la vie qui anime un corps humain.  Le sang qui est pompé par le cœur et qui circule dans les veines n’est-il pas un élément essentiel pour le maintien d’un corps en vie?  Le pain qui symbolise toutes les formes de nourriture n’est-il pas un autre élément essentiel pour alimenter cette vie?

Ces éléments vitaux pour un corps humain que sont le pain et le sang deviennent des signes choisis par Dieu pour alimenter cette autre vie qui s’intègre dans l’existence d’un croyant ou d’une croyante.

Dès le début de la révélation de Dieu à l’humanité, comme on nous le raconte dans la première lecture (Exode 24, 3-8), pour marquer l’adhésion du peuple à ce que le Seigneur exigeait, Moïse utilise le sang de jeunes taureaux immolés qu’il offre au Seigneur sur un autel et en asperge le peuple. Au cours des âges, on a fait appel, dans certaines cultures, à du sang humain pour une signature d’entente entre des groupes ou à l’intérieur d’un groupe. Cela se pratique encore aujourd’hui chez nous, dans des milieux spécifiques pour ne pas dire ésotériques. On parle alors de sang humain versé pour authentifier une entente –une alliance-  entre des humains.

Dans la deuxième lecture (Hébreux 9, 11-15), le Christ –nouveau Moïse- nous est présenté comme la victime qui remplace les animaux et qui s’offre en victime pour notre purification et rétablit ainsi le lien entre le ciel et la terre. Le sang du Christ, en plus d’être le signe d’une alliance conclue entre le ciel et la terre, purifie notre conscience… pour que nous puissions célébrer le culte du Dieu vivant.

Dans l’évangile (Marc 14, 12-16, 22-26), on nous revient avec le récit de l’institution du sacrement de l’eucharistie le soir du Jeudi saint alors que sur le pain et le vin Jésus prononça les paroles que nous entendons à chaque fois que nous participons à une messe : Prenez et mangez, ceci est mon corps; Buvez en tous, ceci est mon sang de la nouvelle Alliance, répandu pour la multitude.

Participer à la messe, c’est se rendre disponible pour recevoir ce pain qui soutient la vie de foi qui rapproche de Dieu au point qu’il ne veut faire qu’un avec nous en cette vie et en l’autre.  C’est aussi se donner l’occasion d’être purifié et de raffermir cette entente ou cette alliance entre Dieu et la personne que je suis. En participant à la messe nous vivons déjà ce qui nous attend au ciel, comme l’affirme le Catéchisme de l’Église catholique (no 1326) : Par la célébration eucharistique nous nous unissons à la liturgie du ciel et nous anticipons la vie éternelle quand Dieu sera tout en tous. Amen.

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